Bruno

Bruno-Musique-spectacle-Paris-londres-sarlat

Je suis Parisien et banlieusard.
Je suis né à Vitry-sur-Seine.

PREMIERS CONTACTS AVEC LA MUSIQUE : Ma mère mettait toujours de la musique à la maison. De vieilles chansons françaises, du disco, et, plus tard lorsqu’elle a rencontré mon beau-père, du zouk antillais. Ma première rencontre avec une guitare se fit dans une brocante à Vitry. Je devais avoir environ 8 ans. L’instrument m’a tout de suite attiré. Je décidai de demander de l’argent – 100 francs – à ma mère, mais elle refusa car cette somme serait plus utile à nourrir les 5 enfants que nous étions ! Quelques années plus tard, je fis la découverte d’une guitare abandonnée dans le grenier d’un de mes oncles. Je fus tellement impressionné que je n’osai même pas la toucher !

Lorsque j’eus 15 ans, Patrick C., avec qui je faisais des déménagements pour gagner ma vie, m’aida à acheter ma première guitare. Je lui serai toujours reconnaissant. Il m’avança l’argent et je me souviens qu’il m’emmena en voiture à Pigalle pour acheter l’instrument. Pour moi, qui étais banlieusard, aller dans Paris, c’était presque changer de pays ! J’ai commencé à étudier la guitare tout seul, en achetant des méthodes. La musique est devenue une sorte d’échappatoire pendant mon adolescence, car il faut avouer que mes conditions de vie à l’époque n’étaient pas gaies. Dans mon milieu banlieusard, je n’avais pas de contact avec d’autres guitaristes. Ce n’est que lorsque je fis mon service militaire à Villingen (en Allemagne), que je pus partager pour la première fois ma passion avec d’autres musiciens. Après avoir passé un CAP de menuiserie, je m’installai au Foyer pour jeunes travailleurs à Paris et je pus étudier la musique à La Rosace, une école de blues réputée à Deuil-la-Barre. Patrick Astorg, le fondateur de l’école, qui fut mon professeur m’a beaucoup appris.

bruno1Vers 8 ans

bruno2Une de mes premières guitares

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Bruno sur son char AMX10

PARTI SUR LES ROUTES : Je suis arrivé dans la rue plus par accident que par choix. J’ai « zoné » pendant 2 ans à Nantes et à Pornic, mais toujours une guitare à la main. Chanter dans la rue est vite devenu une chose vitale pour moi, autant pour pouvoir manger que pour garder une santé mentale. Avec le recul, je pense que c’est délibérément que j’ai choisi ce style de vie. Je voulais tester la face cachée des villes et voir jusqu’où pouvait aller l’indifférence humaine. En tout cas, on ne sort pas indemne de ce genre d’expérience. La souffrance a forgé mon caractère et a forcément marqué mes chansons. La première chanson que j’ai écrite « Plaisir amer » date justement de cette époque.

bruno4SDF, Pornic, 1995

RENCONTRE AVEC SOPHIE : Lorsque j’ai rencontré Sophie en 1996, j’étais sorti de la rue depuis 1 an, mais je vivais quand même comme un bluesman. Nous sommes partis de Paris dans ma Renault 18, et nous avons passé 5 mois à vivre entre le coffre de la voiture et des chambres d’hôtel. Lorsque nous sommes arrivés par hasard à Sarlat, nous avons tout de suite eu un coup de cœur pour la région. Il était temps pour nous de nous poser, de nous forger des racines. Nous nous y sommes installés.

bruno5La fameuse Renault 18 avec Sophie et notre chienne Angie, Le Mans 1997

Depuis notre rencontre, nous n’avons cessé de jouer ensemble pour des concerts sur scène, des bars, des prisons, des écoles, des mariages, des anniversaires, des festivals, des animations de rue. La musique est un métier où il faut être versatile. Courageux. Et où il ne faut pas manquer d’imagination. Le public qui nous écoute en concert dans des salles a du mal à imaginer que nous faisons des spectacles de rue, et vice-versa. Mais la rue reste, et restera toujours, notre scène de prédilection, car PARIS-LONDRES y est né. Nous continuerons à y puiser force et fraîcheur, spontanéité et humilité. Avec le temps, nous avons su nous imposer. Notre public a grandi. Nous sommes heureux d’avoir vécu et survécu à ce beau métier de musicien depuis si longtemps déjà. Comme m’a confié le chanteur mythique d’Ange, Christian Décamps : « Il faut durer dans le temps, mon vieux, c’est ça le véritable succès. » Avec Sophie, nous faisons tout pour.

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Spectacle de rue, Sarlat

bruno7Spectacle de rue, Sarlat

bruno8Concert au Mans

bruno9Concert en région parisienne, Arpajon